Tendance sur 7 jours : comment Air Observatoire calcule une hausse ou une baisse
La tendance compare deux fenêtres de même longueur. Elle aide à détecter une évolution récente, sans transformer un simple pourcentage en conclusion sanitaire.

Une flèche vers le haut ou vers le bas est séduisante parce qu’elle résume immédiatement une évolution. Mais pour qu’une tendance soit utile, le calcul doit comparer des périodes cohérentes et suffisamment documentées. C’est la logique retenue par Air Observatoire.
Deux fenêtres de même durée
Pour une tendance sur 7 jours, le site calcule la moyenne des sept derniers jours disponibles puis la compare à la fenêtre précédente de même longueur. Cette méthode évite de comparer une semaine très récente à un mois complet, ce qui mélangerait deux échelles temporelles.
Pourquoi un minimum de données est nécessaire
Si une ville ne dispose que de deux ou trois journées exploitables, le pourcentage obtenu serait trop fragile. La tendance n’est donc affichée que lorsque la couverture permet un calcul raisonnable. L’absence de flèche est parfois une meilleure information qu’un chiffre artificiellement précis.
Comment interpréter le pourcentage
Une hausse de 20 % signifie que la moyenne récente est supérieure de 20 % à celle de la période précédente. Elle ne signifie pas qu’un seuil sanitaire ou réglementaire a été franchi. De même, une baisse ne garantit pas que la concentration soit faible en valeur absolue.
Météo, saison et émissions peuvent changer rapidement la lecture
Une semaine peut être marquée par des conditions météorologiques favorables à l’accumulation ou à la dispersion des polluants. Pour l’ozone, l’ensoleillement et la saison jouent un rôle particulier. Pour le NO₂, le trafic et la dispersion locale peuvent peser davantage. La tendance doit donc être lue avec le polluant concerné.
Pourquoi proposer aussi 30 et 90 jours
La fenêtre de 7 jours est réactive mais sensible aux épisodes ponctuels. La fenêtre de 30 jours est plus stable. Celle de 90 jours fournit davantage de recul mais réagit moins vite. L’intérêt du tableau de bord est précisément de permettre plusieurs lectures plutôt que d’imposer un seul horizon.
Un indicateur descriptif, recalculé localement
Les tendances d’Air Observatoire sont calculées dans la base locale à partir des agrégats quotidiens. Elles n’ajoutent aucun appel à une API externe lors de l’affichage d’une page et peuvent être recalculées si la série source est corrigée ou enrichie.
Comparer avec des données locales
Pour comparer concrètement les situations locales, consultez aussi la qualité de l’air à Paris, la qualité de l’air à Lyon et la qualité de l’air à Toulouse.
Références et sources
- data.gouv.fr — Données temps réel de mesure des polluants réglementés
- Geod’air — API et statistiques disponibles
- Agence européenne pour l’environnement — Données de qualité de l’air
Ces références servent à replacer les données dans leur cadre officiel. Air Observatoire reste un observatoire indépendant et ne se substitue ni aux AASQA ni aux autorités sanitaires.





