Qualité de l’air aujourd’hui ou moyenne sur 30 jours : que faut-il regarder ?
Valeur récente, moyenne glissante, indice ATMO : ces indicateurs répondent à des questions différentes. Voici comment les lire sans confondre situation du moment et tendance de fond.

Quand on consulte la qualité de l’air d’une ville, plusieurs chiffres peuvent apparaître en même temps : la dernière mesure horaire, une moyenne sur 7 ou 30 jours, l’indice ATMO du jour, un maximum récent ou encore une tendance. Ils ne se contredisent pas nécessairement : ils décrivent simplement des échelles de temps différentes.
La dernière mesure décrit un instant précis
Une mesure horaire est associée à une station, un polluant et un horaire. Elle peut évoluer rapidement sous l’effet du trafic, du vent, de la stabilité atmosphérique ou d’émissions ponctuelles. Elle est utile pour suivre la situation récente, mais elle ne suffit pas à résumer à elle seule la qualité de l’air d’une ville entière.
Air Observatoire conserve cette granularité en base afin de pouvoir afficher la dernière valeur disponible sans la mélanger avec une moyenne calculée sur plusieurs heures ou plusieurs jours.
La moyenne sur 30 jours donne du recul
Une fenêtre de 30 jours lisse les pics et creux ponctuels. Elle répond à une question différente : quel a été le niveau moyen observé récemment sur les stations rattachées au territoire ? C’est un bon repère pour comparer deux périodes proches, à condition de vérifier le nombre réel de jours disponibles.
Une « moyenne sur 30 jours » ne signifie pas automatiquement que 30 journées complètes sont présentes. Une panne, une maintenance ou un retard de transmission peut réduire la couverture. C’est pour cette raison qu’Air Observatoire affiche aussi le nombre de jours et d’échantillons utilisés.
7, 30 et 90 jours : trois lectures complémentaires
La fenêtre de 7 jours réagit vite et permet de repérer une évolution récente. La fenêtre de 30 jours est plus stable et facilite les comparaisons de moyen terme. La fenêtre de 90 jours gomme davantage les épisodes brefs et commence à faire apparaître une tendance saisonnière. Ces trois horizons sont utiles ensemble, mais ils ne doivent pas être comparés comme s’ils représentaient la même chose.
Et l’indice ATMO dans tout ça ?
L’indice ATMO est un indicateur officiel quotidien produit par Atmo France et les AASQA. Il synthétise la qualité de l’air à l’échelle communale à partir de plusieurs polluants. Il ne correspond donc pas à la dernière concentration mesurée par une station. Sur Air Observatoire, l’indice officiel et les mesures de stations sont volontairement affichés séparément.
Comment lire une hausse ou une baisse
Une variation en pourcentage entre deux fenêtres de même durée est un repère descriptif. Une hausse de la moyenne récente ne signifie pas qu’un seuil réglementaire est dépassé, et une baisse ne signifie pas que toute exposition est sans enjeu. Il faut conserver le polluant, la période, la couverture et le type de stations dans l’interprétation.
La bonne méthode en pratique
Pour une lecture rapide, commencez par l’indice ATMO du jour, puis regardez la dernière mesure du polluant qui vous intéresse. Pour comprendre si la situation est inhabituelle, passez ensuite aux courbes sur 7, 30 et 90 jours. Enfin, vérifiez la couverture de la série et les stations contributrices. Cette progression évite de tirer une conclusion générale à partir d’un seul chiffre.
Comparer avec des données locales
Pour comparer concrètement les situations locales, consultez aussi la qualité de l’air à Paris, la qualité de l’air à Lyon et la qualité de l’air à Marseille.
Références et sources
- Atmo France — Fonctionnement de l’indice ATMO
- data.gouv.fr — Données temps réel de mesure des polluants réglementés
- Geod’air — Référentiel des stations de mesure
- Agence européenne pour l’environnement — Données de qualité de l’air
Ces références servent à replacer les données dans leur cadre officiel. Air Observatoire reste un observatoire indépendant et ne se substitue ni aux AASQA ni aux autorités sanitaires.





